Droit des médias

Le Conseil suisse de la presse reproche au Blick d’avoir réalisé un reportage sur des personnes atteintes de démence, en Thaïlande, en ne requérant que l’autorisation du directeur de l’établissement qui les héberge. Mais pas celle des intéressés ou de leur représentant.

Sous le titre «Geri Müller: selfies nus de l’Hôtel de ville», la Schweiz am Sonntag rend compte, le 17 août 2014, du «chat» privé en ligne entre le maire de Baden Geri Müller et une jeune femme. Müller aurait conduit ces «chats» à caractère sexuel à son lieu de travail, et en partie pendant ses heures de travail. En introduction, le journal fait état d’une intervention de la police municipale de Baden, qui a mené à l’arrestation temporaire de la jeune femme. Selon des sources fiables, c’est Müller qui aurait alerté la police.

Après qu’une utilisatrice de Twitter ait supprimé son compte et annoncé qu’elle engagerait une procédure judiciaire parce que son véritable nom avait été rendu public sur Twitter, le portail Internet «watson.ch» a publié un article dont le titre laissait entendre que l’utilisatrice aurait cédé sous la pression du harcèlement («Userin weggemobbt: Die Twitter-Schweiz hat den grössten Shitstorm ihrer Geschichte»).

Un avion de la compagnie Germanwings s’est écrasé dans les Alpes françaises en mars 2015. Cet accident et le copilote ayant entraîné avec lui 149 personnes dans la mort ont suscité un grand intérêt auprès du public. Une lectrice s’est plainte auprès du Conseil suisse de la presse que le nom du copilote ait été nommé dans certains médias. Le Conseil de la presse rejette la plainte.

Le plaignant s'était insurgé contre le fait d'avoir été traité de traître et de voleur de données ce qui consistait pour lui une violation du chiffre 1 de la «Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste» (vérité).